Il y a quelques mois, j’ai eu la chance de passer quelques semaines à Stockholm, une ville magnifique certes, mais là n’est pas l’objet de mon propos. Stockholm, en plus d’être à la fois jolie et écologique, est la ville ou sont remis chaque année les prix Nobel. Au cours de mon séjour, j’ai d’ailleurs pu visiter différents lieux liés de près ou de loin à la remise de ces prix.
Dès lors, j’ai débuté un sérieux et rigoureux processus de visualisation afin qu’un jour, je puisse moi aussi mettre la main sur la fameuse médaille Nobel.
Dans les faits, le seul prix Nobel auquel je pourrais un jour prétendre (et c’est un grand mot) est celui de littérature, et encore! Je suis encore bien loin d’avoir écrit la première ligne de mon oeuvre littéraire, qui, je cite : " devrait rendre de grands services à l’humanité en faisant la preuve d’un puissant idéal".
Mais tout cela, c’était avant ce week-end. Car depuis quelques jours, d’importantes percées sur la cuisine sans gluten me laissent croire que tous les espoirs sont permis sur côté du prix Nobel de chimie!
En effet, je crois avoir compris comment adapter, parfaitement, une recette de pâtisserie conventionnelle en une recette sans gluten. Le secret n’est donc pas dans la Caramilk, mais dans la protéine! J’en avais déjà parlé dans un billet précédent : les farines sans gluten ont une carence en protéines par rapport à la farine de blé. C’est normal, puisque le gluten est lui-même une protéine. Les gâteaux ou autres pâtisseries carencées en protéines ont tendances à moins bien lever, à être plus massifs et caoutchouteux. Avant, pour adapter une recette, j’avais pris l’habitude d’ajouter différentes sources de protéines (oeufs, lait en poudre, etc.) de manière aléatoire, sans vraiment calculer.
En fin de semaine, j’ai décidé d’essayer un des gâteaux du livre de Janette Bertrand (j’ai un faible pour les recettes de grand-mère). J’ai calculé au gramme près les protéines contenues dans la version traditionnelle et bonifié d’autant la version sans gluten pour avoir une équivalence des protéines. Bon, le goût du gâteau était plutôt ordinaire (pour tout dire, c’était pas sa meilleure recette), mais la texture, elle, était extraordinaire!
Je publierai dans les prochains jours un tableau d’équivalence pour vous permettre de convertir facilement plusieurs types de recettes. J’ai évidemment d’autres tests à faire, mais si la tendance se maintient, je devrais pouvoir retourner à Stockholm dans quelques années récupérer mon prix Nobel! Je vous tiens au courant.
P.S. : Ironie du sort peut-être – en visitant le musée qui lui est dédié, j’ai appris qu’Alfred Nobel avait souffert toute sa vie d’importants maux de ventre et autre troubles digestifs. Et si Alfred Nobel avait été gluténien?


